Au Bourget trop de monde ?

24 janvier 2012 par murielle.michon

« Au Bourget trop de monde ? Tant mieux, le vent du mois de mai sentait bon la victoire de la gauche ce dimanche de janvier.

J’étais au Bourget et comme pour beaucoup de personnes, je n’ai pas pu rentrer dans le bâtiment principal.

Nous étions environ 3000 personnes à se contenter d’écrans géants dans une bâtiment annexe. Et pourtant, l’enthousiasme et la volonté de partager un moment important pour le peuple de gauche étaient bien présents »

Partie 1 :

Partie 2:

 

La soirée de lancement de la campagne du Labo

17 janvier 2012 par murielle.michon

Bonjour à toutes et tous, à Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Montpellier

 

La soirée de lancement de la campagne du Labo, c’était hier soir.

Très réussi ! beaucoup de monde, des chercheures, des élu-es, des associations… le Labo au grand complet !

Un beau lancement de campagne !!

 

Le clou de la soirée, c’est le spot (vidéo de 40 secondes) .

Vous pouvez le visionner sur le site : http://www.laboratoiredelegalite.org/

Un film court mais percutant !!!  hier soir il a reçu une réception très enthousiaste du public.

A voir et donnez votre avis !

 

Syrie Les trois naufragés de Tadmor

17 janvier 2012 par murielle.michon

Abbas Abbas, 59 ans, arrêté en 1987, relâché quatorze ans plus tard.

Haytham Na’al, 60 ans, arrêté en 1975, relâché vingt-huit ans plus tard.

Salameh Kaileh, 56 ans, arrêté en 1992, relâché huit ans plus tard.

Pour les férus de ruines antiques, le nom de Tadmor est synonyme d’enchantement. Il évoque le dédale de temples et de colonnades qui surgissent des sables du désert syrien, à 200 km au nord-est de Damas, dans l’écrin de palmiers et de grenadiers dont la reine Zénobie avait fait la capitale de son éphémère empire, au IIIe siècle de notre ère.

Mais, pour les opposants syriens, Tadmor, appelée aussi Palmyre, est l’autre nom de l’épouvante. En marge de l’oasis, un bagne a poussé. Construit sous le mandat français, dans les années 1920, il fut pour le président Hafez Al-Assad – le père de l’actuel chef de l’Etat syrien, Bachar Al-Assad -, ce que Tazmamart fut pour le roi Hassan II du Maroc : un cul-de-basse-fosse, un abîme de secret et de bestialité, oublié de Dieu et surtout des hommes. Après l’avoir fermé au début des années 2000, pour cause de vétusté, les autorités syriennes l’ont rouvert durant l’été 2011, pour absorber le flot de manifestants faits prisonniers lors de la répression du soulèvement anti-Assad.

Passée inaperçue en France, la remise en service de Tadmor n’a pas échappé à Haytham Na’al, Salameh Kaileh et Abbas Abbas. Agés de 56 à 60 ans, ces trois opposants à la dictature en place à Damas sont des pensionnaires de Revivre, une petite association française créée en 2004, pour venir en aide aux ex-prisonniers d’opinion syriens. Fondée par Françoise de Morzière, alors chargée du dossier syrien à Amnesty International, elle permet d’offrir un traitement médical aux détenus les plus abîmés, soit en Syrie, soit en France. Dans ce cas, le réseau de relations de Revivre aide à octroyer aux protégés de l’association un logis et un titre de séjour, voire un statut de réfugié politique en France.

En sept années, une quinzaine de rescapés des geôles baasistes ont bénéficié de ce programme, dont Haytham, Salameh et Abbas, tous les trois passés par Tadmor et qui vivent aujourd’hui entre Paris et la Syrie. Bien qu’ils soient sortis de prison au début des années 2000, dans le cadre du  » printemps de Damas « , la parenthèse réformatrice ouverte et refermée par Bachar Al-Assad à l’orée de son mandat, leur parcours en dit long sur l’horreur carcérale syrienne, sur son esprit et ses méthodes, perpétués de père en fils.

Le système qui a garanti depuis quarante ans l’hégémonie du Baas sera pour eux celui qui précipitera la chute de ce parti honni, au pouvoir depuis bientôt cinquante ans.  » Un régime aussi assassin, ça ne peut pas continuer « , tranche Haytham Na’al, qui a passé vingt-huit années de sa vie dans les cachots syriens. Il est aujourd’hui logé dans un foyer Sonacotra du nord de Paris.

Les trois hommes s’initient à la politique dans la première vague de contestation de la dictature Assad, qui prend son essor en 1976-1977. Des ouvriers aux médecins, toute une société se réveille pour réclamer davantage de liberté. Le mouvement sera détourné par les Frères musulmans, dont l’insurrection armée fournira au régime le prétexte pour passer à l’action et annihiler toute vie politique pour les vingt années suivantes.

Mais, avant la répression, symbolisée par le massacre d’Hama en 1982 (de 20 000 à 40 000 morts selon les sources), l’extrême gauche syrienne a quelques mois pour rêver au  » grand soir « . L’un des principaux artisans de la mobilisation est le Parti d’action communiste (PAC), une petite formation léniniste, en rupture avec le Parti communiste, membre de la coalition au pouvoir, qui recrute sur les campus étudiants. Agés d’une vingtaine d’années, idéalistes et généreux, Haytham, Abbas et Salameh évoluent dans son orbite.

Il rêvait de partir étudier le cinéma à l’université Paris-Vincennes : Haytham est le premier à être arrêté, en 1978, à 22 ans. Abbas suit en 1987 ; puis Salameh en 1992. Ces deux-là tombent dans les filets de la branche Palestine (Fara’ Falestin) des renseignements militaires, l’un des services de sécurité les plus redoutés de l’autocratie syrienne. Initialement conçu pour surveiller les réfugiés palestiniens installés autour de Damas, ce simple département s’est transformé en pieuvre sécuritaire sous l’effet conjugué de la logique paranoïaque du régime et de la mise en concurrence de ses policiers.

Le parcours est ensuite  » balisé  » : interrogatoire, torture, signature d’une pseudo-confession et, en fonction de la  » dangerosité  » attribuée au détenu, envoi dans l’une des geôles du régime. Tadmor est réservée aux ennemis jurés : les Frères musulmans, les baasistes pro-irakiens, les soldats renégats et les cadres des partis de gauche, ou du moins ceux perçus comme tels.

Niché dans une cuvette au milieu d’une étendue rocailleuse, composé de bâtiments-dortoirs d’un étage espacés de cours, soumis à un climat glacial l’hiver et caniculaire l’été, l’établissement ressemble à un bout du monde, un terminus de la civilisation, comme l’a raconté l’ancien prisonnier Moustafa Khalifé, dans un récit suffocant, La Coquille (Actes Sud, 2007).  » Dès que tu entres, on te rase la tête, dit Salameh, qui a croupi huit ans en prison et travaille comme journaliste à Damas, lorsqu’il ne suit pas un traitement contre le cancer à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif. Tu dois garder les yeux baissés en permanence. Tu dors à même le sol avec une pauvre couverture miteuse. Tu manges une bouffe infecte. Tu restes des mois sans te laver correctement. Tu te fais tabasser pour un oui ou pour un non. Tu n’es plus une personne, tu es une chose. « 

Dans chaque cellule, de 50 à 100 mètres carrés, avec des murs surmontés de petits barreaux pour laisser passer la lumière, plus d’une centaine de détenus peuvent s’entasser. Il n’y a pas de télévision, pas de livre, pas de crayon et pas de papier, pas de visites, pas de médecin et bien sûr pas d’avocat. La seule  » distraction  » autorisée est la lecture de Tishrin, l’un des quotidiens du régime, parfaitement indigeste.

Parfois, les détenus enchaînent douze heures en position allongée et douze heures en position assise, sans discontinuer, pendant des semaines. Le moindre écart est signalé par le garde posté sur le toit, qui surveille la cellule au moyen d’une lucarne aménagée dans le plafond. Le contrevenant est aussitôt frappé à coups de gourdin, de câble électrique ou même de courroie de ventilateur de blindés.  » De mon temps – dans les années 1990 – , la situation s’était un peu améliorée. On avait la place de dormir sur le dos. Mais, dans les années 1980, les détenus étaient tellement nombreux qu’ils devaient dormir sur le côté, l’un contre l’autre « , dit Salameh.

La grande affaire de la journée est la récupération dans la cour de la prison de la bassine en plastique remplie de rata. Un bouillon de légumes où surnage une couche de graisse ou de sauce tomate. Pour acheminer cette pauvre pitance jusqu’à leur cellule, les détenus disposent de deux minutes. Réservée aux plus vaillants, l’opération est qualifiée de  » kamikaze « . Ceux qui traînent en route se font bastonner par les gardiens. Certains y laissent leur vie.

Et c’est cela, en définitive, la marque de Tadmor : le spectre, omniprésent, de la mise à mort. Car, outre le tabassage, le répertoire des matons comprend de nombreux supplices. Le plus célèbre est le  » doulab  » (pneu) : recroquevillé dans un pneu d’automobile, le prisonnier reçoit une volée de coups qui lui arrachent la chair des membres. La  » chaise allemande  » est très pratiquée aussi : la victime est attachée sur une chaise métallique munie de parties mobiles puis le dossier est incliné en arrière, ce qui peut provoquer une quasi-asphyxie, une fracture des vertèbres et une paralysie des jambes. Moins fréquent, mais typique du lieu aussi : le  » tapis d’Aladin  » : une version moderne de la crucifixion.

Pour aller plus vite en besogne, la potence fonctionne, bien sûr, à Tadmor.  » Au plus fort de la répression contre les Frères musulmans, près de 150 de leurs membres emprisonnés à Tadmor étaient liquidés chaque semaine, en toute discrétion « , affirme l’ancien diplomate Ignace Leverrier, qui coopère au réseau Revivre et tient le blog Un oeil sur la Syrie, hébergé sur Lemonde.fr.  » On pouvait regarder les pendaisons en montant sur les épaules d’un compagnon de cellule, se souvient Haytham Na’al. C’était laid, c’était très laid.  » Le 27 juin 1980, dans la foulée d’une tentative d’assassinat contre Hafez Al-Assad, son frère Rifaat – aujourd’hui dans l’opposition au régime -, pénètre dans le bagne à la tête d’une escouade de soldats : un millier de détenus sont massacrés en l’espace de quelques heures.  » J’ai entendu les rafales, je les ai vus traîner les corps, dit Haytham. Si j’en ai réchappé, c’est parce que j’avais un numéro d’enregistrement, ma famille avait fini par savoir que j’étais là. « 

Libérés, miraculés, les trois anciens prisonniers de Tadmor suivent l’actualité de leur pays avec un effroi tout particulier. Ils savent que les tortures qu’ils ont subies, d’autres qu’eux les subissent à leur tour. Ils savent aussi que, au mois d’août, des tirs nourris ont retenti sur le site de leur ancien calvaire. Les exécutions auraient-elles repris à Tadmor ? Impossible à dire. Assis en tailleur sur un lit d’hôpital, à Paul-Brousse, où il lutte comme Salameh contre un cancer, Abbas Abbas s’astreint à l’optimisme :  » Le régime marche vers sa fin. Mais le chemin sera long et douloureux. « 

Benjamin Barthe

© Le Monde

CAFE-POESIE de Fontenay VENDREDI 13 janvier à 20H.

8 janvier 2012 par murielle.michon

CAFE-POESIE de Fontenay
VENDREDI 13 janvier à 20H.
ORANGERIE – MAISON DU CITOYEN
16 rue du  Rvd Père Lucien-Aubry     Fontenay-sous-Bois

2012
le Café-Poésie vous souhaite
une année lyrique et sympathique
…………………………
On attend du monde, donc on commence à l’heure!
On partagera le temps de parole et les gâteries que chacun apportera pour bien commencer l’année 2012…
Le Café-Poésie amène le tire-choubon, les verres et les assiettes …

http://lecafepoesie.free.fr

contact – animation: 01 43 65 34 73  patrice-cazelles@wanadoo.fr
………………………..

Le Café-Poésie amène le tire-choubon, les verres et les assiettes …

http://lecafepoesie.free.fr

contact – animation: 01 43 65 34 73  patrice-cazelles@wanadoo.fr

Meilleurs voeux pour 2012

2 janvier 2012 par murielle.michon

Je vous présente 

mes meilleurs voeux de bonheur et de santé pour 2012,

mon espoir de voir le changement avec une politique plus juste, 

est-ce demander la lune ?


 

Parité, le changement, c’est maintenant !

30 novembre 2011 par murielle.michon

Parité  le changement c’est maintenant !

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/30/parite-le-changement-c-est-maintenant_1610840_3232.html#xtor=AL-32280258

Point de vue | LEMONDE.FR | 30.11.11 | 09h09

par Murielle Michon, Olga Trostiansky et Maithe Stage

Dans les prochains jours, la représentativité des « forces de progrès » dans notre Assemblée nationale va se figer jusqu’en 2017. Malheureusement, tout porte à croire que le Parti socialiste, à l’issue du scrutin des 1er et 2 décembre, participe à reconduire une Assemblée nationale coupée de la réalité de la population française et des attentes de nos citoyennes, citoyens.

En effet, la représentativité de l’Assemblée nationale souffre de quatre grands maux :

  • Elle est caricaturalement masculine, à hauteur de 81,5 % ;
  • Elle est professionnalisée (si certains députés sont reconduits pour la 6e, la 7e ou la 8e fois, beaucoup candidatent pour un 4e mandat) et cumularde pour 83 % des députés ;
  • Elle vieillit : depuis le début de la Ve République, elle n’a jamais été si âgée. Alors que la parité jeunes-séniors entre 1946 et 2002 s’est toujours établie dans une fourchette de « 1 à 1″ et « 1 pour 4″, depuis 2007, ce rapport est de 1 à 9.
  • Elle est socialement déconnectée (97 % de cadres supérieurs, médecins ou avocats, 2 % d’employés, 1 % d’ouvriers).

Or, la parité n’est pas seulement un concept visant à augmenter la représentativité des femmes dans les institutions politiques. La parité représente aussi un formidable outil de renouvellement du personnel politique : elle est un facteur de rajeunissement, de redistribution des mandats.

Le Parti socialiste a toujours porté la promesse de la parité.

En 2000, lorsqu’il fait voter la loi du 6 juin contraignant les partis à présenter autant de candidates que de candidats. Lors de sa dernière Convention de la rénovation où il vise l’objectif, non plus 50 % de candidates, mais de 50% d’élues. Et enfin à l’occasion des récentes primaires, lorsque Martine Aubry et François Hollande érigent l’égalité homme-femme au sommet de leurs priorités.

Malgré la promesse renouvelée, des signes, locaux d’abord, et nationaux ensuite, laissent à penser que la parité pourrait ne pas progresser de manière significative à l’occasion des prochaines élections législatives.

  • Sur les bancs socialistes, nous comptons à l’heure actuelle 49 députées, soit 26 % des députés.
  • La direction du Parti socialiste annonce qu’il y pourrait y avoir 50 % d’élues en plus en 2012. Ce qui apparaît, à première vue, comme un progrès significatif. Pourtant, c’est une perspective trompeuse.
  • En effet, dans l’hypothèse d’une victoire aux législatives – et si on exclut les circonscriptions réservées aux partenaires EELV, PRG, MRC et divers gauche – ce taux de progression serait inférieur ou égal au taux de progression des députés socialistes masculins !
  • L’analyse électorale détaillée département par département (sur un total de 452 circonscriptions étudiées) laisse apparaître des disparités et une interrogation légitime concernant la mise en œuvre de la parité réelle à l’Assemblée nationale :
  • Sur la France métropolitaine, le taux de « gagnabilité » moyen des circonscriptions réservées aux femmes est de 38 %. Il est de 48 % pour les circonscriptions réservées aux partenaires (EELV, PRG, MRC, divers gauche) et de 67,1 % pour les circonscriptions ouvertes à toutes les candidatures (des hommes la plupart du temps) ;
  • Certains départements sont des déserts de femmes : comme par exemple dans les Landes, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Loire et les Alpes de Haute Provence, où aucune circonscription n’est réservée aux femmes (ou alors aux partenaires), et pourtant des députés socialistes hommes y sont parfois installés depuis de très nombreuses années ;
  • Certains départements réservent des circonscriptions aux femmes, mais surtout pas sur des circonscriptions gagnables : 21 départements dont le Bas-Rhin, le Morbihan, le Val-de-Marne…
  • En regardant de près les circonscriptions qui peuvent basculer à gauche, 22 ont été attribués aux femmes. Malgré les coups de ciseaux ravageurs de la réforme Marleix de 2010 et l’accord généreux avec les partenaires, les hommes se voient attribuer encore 26 circonscriptions très favorables pour la gauche (sans compter les sortants qui sont 133). Le jeu est inégal !
  • Certaines fédérations jouent le jeu comme le Nord, l’Ile-et-Vilaine, les Côtes d’Armor, les Alpes Maritimes ou la Loire, en respectant l’esprit et la lettre de la loi du 6 mai 2000.

Au total, les femmes socialistes peuvent espérer peser entre 26 % et 30 % des députés socialistes en juin 2012 contre 26 % actuellement. A ce rythme, on peut espérer la parité chez les socialistes à l’assemblée nationale entre 2037 et 2087 !

Equitess : les subventions EELV/PC, vers le rouge au front ?

29 novembre 2011 par murielle.michon

Voici mon intervention au conseil municipal de Fontenay-sous-Bois :

Equitess : les subventions EELV/PC, vers le rouge au front ?

De nouveau, ce soir  l’association Equitess vient solliciter les élus de notre ville pour bénéficier d’une subvention.

Ce collectif  fontenaysien crée initialement par notre collègue Jean Philippe Gautrais du groupe communiste et citoyen, regroupe 8 associations. Il a pour objectif de « créer un pole d’activité d’économie sociale et solidaire prioritairement au centre commercial des Larris et plus généralement sur l’ensemble du territoire fontenaysien. »

Depuis 2009, la Mairie verse à ce collectif une subvention de 15000 euros,  sur un budget global de 100 000 euros constitués majoritairement de subventions du conseil général, de la région, de la fondation de France et de la réserve parlementaire.

Cette fois ci, cette demande passe par notre collègue Pierre Vienot du groupe EELV- les Verts, via le Comité de pilotage du Fonds de développement des initiatives en matière d’économie de proximité et solidaire.

Ce comité existe depuis le budget 2010, suite à une demande formulée par mon collègue Patrice Bedouret au nom du groupe socialiste.

Je vous rappelle le soutien de notre groupe à l’économie sociale et solidaire et je vous réitère notre souhait  de voir se renforcer cette démarche dans notre ville avec la définition d’axes politiques clairs, d’actions concrètes, visibles et partagées avec la Région Ile de France.

La région peut nous aider en ce sens et nous regrettons l’absence de  demande de subventions, d’aides faites par la mairie sur ces sujets.

Au jour d’aujourd’hui, la principale association reconnue par la mairie  pour le développement de l’économie sociale et solidaire est Equitess.

Pourquoi pas…. nous ne sommes pas contre mais nous nous demandons surtout : pour quoi faire ???

Chaque année, le groupe socialiste demande et redemande  le rapport d’activité de cette association. Grâce à la ténacité de Patrice, maire adjoint aux finances, une convention a été enfin signée avec la ville en 2010, convention qui a fait l’objet d’un vote au conseil municipal le 16 décembre 2010. Le groupe socialiste avait émis des réserves sur la convention jugée trop générale,  ma collègue Sabina avait proposé que des compléments d’informations soient portés à la connaissance des élus sur  les liens entre ce collectif et les associations le composant.

Quels sont les montants donnés par le collectif Equittess aux associations affiliées à ce collectif ?

Comment sont utilisés les 100 000 euros de budget ?

Dans le compte de résultat, nous constatons que  80% des dépenses sont des charges de personnel.  Dans le rapport moral, financier, d’activités 2010 que nous avons enfin reçu, aucun détail n’est donné sur ces salaires payés, sur les fonctions tenues.

Sur quelles actions menées ?

L’action majeure semble être « une solidarité politique et financière avec les grévistes cheminots de Melun et des salariés de la raffinerie Grands Puits. »

Il existerait tous les 15 jours dans 3 quartiers de marchés maraîchers….à ma connaissance des ventes de produits sont organisés aux Larris, à Jean Zay , à la Redoute, mais la périodicité me semble exagérée.

Donc, sur ces 100 000 euros de budget, 15 000 euros sont attribués par la ville…

Déjà, l’année passée, nous avions regretté que le comité d’attribution se soit réuni en novembre très rapidement en catimini. En 2011, nous regrettons  que le comité  se soit réuni  de nouveau seulement en novembre dans la précipitation, ce qui n’a pas permis  à ma collègue Clémence de pouvoir travailler sereinement les  dossiers proposés.

En terme d’efficacité de ce fonds,  les projets choisis en 2010 ont ils été réalisés ?

Alors, ne mettons pas l’abeille avant l’architecte.

Je sais qu Equitess souhaite participer au développement des circuits courts avec les agriculteurs mais  il faudrait déjà apprendre le bon sens paysan…demander une subvention en 2010 pour un projet nécessitant un investissement de 80 000 euros sur le budget 2011 non arbitré par les élus est un peu …surréaliste et pas du tout terre à terre.

Surtout qu’en on sait,  qu’au même moment, une association comme Macondo qui était la vitrine de l’économie  sociale et solidaire de notre ville,  est en très grosses difficultés.

- Dans ce contexte, nous, élus socialistes, demandons :

-  La mise en place d’une politique ambitieuse en matière d’économie sociale et solidaire dans notre ville avec le soutien de la Région

- L’organisation du comité de soutien aux projets en début d’année en informant les élus de sa tenue dans des délais raisonnables

- Une vraie transparence sur l’activité d’Equitess, pour évaluer les vraies actions réalisées.

Concernant la délibération, nous souhaitons un vote séparé des différents projets car nous apportons tout notre soutien au projet mené conjointement par deux associations, Vergers de l’Ilot et Fontenay Vélo.

Ces deux associations sont connues et reconnues par la qualite de leur travail, réalisée je vous le rappelle uniquement par des bénévoles. Elles correspondent aux valeurs  fondamentales portées par le secteur associatif,  que  le groupe socialiste partage, soutient et défend.

Par contre,  nous considérons que les nouveaux projets défendus par Equittess ne nécessitent pas un financement supplémentaire.

Equittess bénéficie d’un budget global de 100 000 euros avec une ligne de 18 000 euros non dépensés en 2010.

C’est je pense tout à fait suffisant pour développer de nouvelles activités.

En matière de vote, nous vous demandons donc que les subventions demandées fassent l’objet de vote séparés.

Comme je vous l’ai mentionné, nous soutenons le projet  Vergers de l’Ilot/ Fontenay vélo.

Nous voterons aussi pour les deux projets Nuevo Concepto et Terroirs du Monde si vous nous confirmez que le montant sera versé directement aux associations et non pas au collectif Equitess. Si ces montants sont versés directement à Equitess, nous voterons contre.

Et concernant la quatrième subvention versée directement au Collectif, le groupe socialiste votera contre.

 Murielle Michon

Dimanche, un acte militant et sportif: la course contre le violence faite aux femmes, venez courir avec nous

28 novembre 2011 par murielle.michon

 

 

TROP C’EST TROP !

21 novembre 2011 par murielle.michon

 TROP C’EST TROP !

Il faut une candidature socialiste dans la 6ème circonscription

       du Val-de-Marne 

 Le 15 novembre au soir, les militants et élus socialistes de la 6ème circonscription (Fontenay-sous-Bois, Vincennes et Saint-Mandé) ont appris avec stupeur la décision du Bureau national du PS de réserver la circonscription à EELV dans le cadre de l’accord national entre les deux formations.

La situation a basculé ces dernières heures sans aucune concertation des acteurs locaux t alors que la Fédération socialiste du Val-de-Marne s’est engagée à maintenir cette circonscription pour le Parti Socialiste.

Nous, militants et élus, pensons qu’une candidature PS s’impose en toute légitimité :

- Les sections de ce territoire sont parmi les plus importantes en termes d’adhérents dans le département, en dehors des villes socialistes. Cet accord méprise donc l’engagement et le travail militant et décrédibilise les débats et les décisions de notre Fédération.

- Les Primaires citoyennes ont connu un grand succès de participation : Vincennes est la troisième ville, Fontenay sous?bois la quatrième sur le département, devant bon nombre de villes de gauche et socialistes du département.

- Lors des dernières élections régionales, le PS a enregistré des scores importants voire historiques comme à Vincennes où les électeurs ont placé la gauche en tête.

- Cet accord est une atteinte au renouvellement et à la parité, la circonscription ayant été jusqu’ici réservée Femme PS. ? Malheureusement, l’histoire se répète : en 2002 aux législatives et en 2011 aux cantonales le PS avait déjà dû s’effacer devant EELV, alors même qu’il est la première force de gauche de la circonscription.

Face à ce passage en force, nous, militants et élus en colère, exigeons le maintien d’une candidature socialiste, seule à même de faire gagner la gauche en juin 2012 dans la 6ème circonscription contre un député sortant membre la Droite populaire, la droite la plus dure au sein de l’UMP.

A défaut d’être entendus très rapidement et compte tenu des enjeux locaux, les militants et les élus engageront toute action pour faire revenir la direction nationale de notre parti sur cette décision qui trahit l’engagement des militants et bafoue le vote des électeurs.

Premiers signataires : 

 

Premiers signataires :

Faten ABBOUZ-LABAT, militante

Benoît AINS, conseiller municipal

Jacques ARCHAMBAUD, militant

Jeannine ARCHAMBAUD, militant

Patrice ARTINS, militant

Clémence AVOGNON?ZONON, maire adjointe

Sylvie AYESTEN, militante

Patrice AZAN, militant

Alexandre BAGUET, militant

Beltrande BAKOULA, conseillère municipale déléguée

Dominique BARGAS, militant

Jean-Pierre BAUVE, militant

Jacques BAYLE, militant

Patrice BEDOURET, maire adjoint

Bernard BENEDICT, conseiller municipal

Julien BENSIMHON, militant

Brigitte BERTHOLUS, militante

Paul BLIN, militant

Josselin BONNEVILLE, militant

Bertrand BOUCLET, sympathisant

Jean BOUTON, militant

Alain BUHSING, militant

Philippe CAILLIEZ, militant

Véronique CARON, militante

Jean-Luc CARRIER, conseiller municipal délégué

Valérie CHA, sympathisante

Pierre CHAUSSARD, militant

Gérard COLO, militant

Hugo CONZELMANN, militant

Jean-Louis CORDELIER, militant

Marie Eve CUETO, militante

Jérôme DEFAIX, militant

Jean DESPAX, militant

Raphaël DEUTSCH, militant

David DORNBUSCH, secrétaire de section

Claudine DUTRIMPN, militante

David ELKAIM, militant

Tiffany ERMENAULT, conseillère municipale déléguée

Christian FAVAREILLE, militant

Brigitte FLIECX, conseillère municipale

Jean-Claude FORRAY, militant

Françoise GARCIA, maire adjointe

Stela Prado GARCIA, militante

Stéphane GAUTHIER, militant

Patricia GERBAUD, militante

Guillaume GOUFFIER?CHA, militant

Thibault GOUFFIER?CHA, sympathisante

Françoise GRANDJEAN, militante

Claude GUEMPIK, militant

Alexandre HAMET, militant

Anne-Marie HAMAYON militante

Franck HENRY, militant

Djibril KEITA, militant

Benoît KIENE, militant

Gérard JACQUET, militant

Florian JAMES, militant

Jean-Luc LABAT, militant

Vincent LAGARRIGUE, sympathisant

Rolland LANTNER, militant

Annick LE CALVEZ, militante

Christian LEGEARD, militant

Nicole LE GOARAND, militante

Annie LEDUC, militante

Etienne LEGOUY, militant

Marion LEGOUY, maire adjointe

Anne LEFEBVRE, militante

Claire LEMEUNIER, secrétaire de section

Philippe LERAY, trésorier de section

Claude LEROUSSEAU, militante

Georges LOCKO, conseiller municipal délégué

François LOSTIS militant

Anne-Marie MAFFRE?SABATIER, conseillère municipale

François MALLIAROS, militant

Anne-Marie MARCOS, militante

Line MARIALE-LAVAUD, sympathisante

Sylvie MARTIN, militante

Fernando MARTIN ANTUNES, militant

Pedro MATSKE, militant

Christophe MEGE, militant

Thomas MELONIO, militant

Pierre MESLE, conseiller municipal, président de groupe

Murielle MICHON, maire adjointe

Jérôme MOREAU, militant

Antoine MORIN, militant

Claire MORIN, militante

Michel MORZIERES, militant

Timothée MURCIER, militant

Sonia NOBIS, militante

Chantal PANAGOPOULOS, militante

Georges PANAGOPOULOS, militant

Fabrice PIATTI, militant

Francis PIAZZA, trésorier de section

Anne-Marie POTONNIEE, militante

Ninette PRINCE, militante

Sandra PROVINI, secrétaire de section

Thomas RIBIERE, sympathisant

Jacqueline ROBERT-LEZENE S, militante

Jean ROGER, militant

Jean-Luc ROUDIER, militant

Hélène RUIZ-FABRI, militante

Madeleine SARTON, militante

Christophe SAUBIETTE, militant

Raphaël SEROUGNE, militant

Agnès SETTON, militante

Louis-Mohamed SEYE, maire adjoint

François STEIN, conseiller municipal

Michel TABANOU, maire adjoint

Sidicatou TCHEKA, militant

Marc THIERCELIN, militant

Bernard TOUATI, militant cipale

Geneviève TOUATI, conseillère municipale déléguée et présidente de groupe

Fabienne VADON-CHICHE, militante

Sabina VAYSSE, conseillère municipale déléguée

Michel VERGNAUD, militant

Jean VOGLER, militant

Guy VUILLIET, militant

Eric WARIN, militant

 

Parité : Murielle Michon, élue PS, dénonce le marché de dupes dans le magazine « ELLE »

16 novembre 2011 par murielle.michon

Parité une élue PS dénonce le marché de dupes du PS

Par Claire Hache – Le 16/11/2011

http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Parite-une-elue-PS-denonce-le-marche-de-dupes-du-PS-1804110

 Sur le papier, le Parti Socialiste entend respecter la parité aux élections législatives de 2012. Mais dans les faits, certaines élues redoutent que cette parité ne soit que de façade. Car si 50% des mandats devraient être réservés à des candidates, en réalité, les circonscriptions dans lesquelles elles sont investies leur offrent peu de chance de l’emporter. 50% de candidates ne signifiera donc pas 50% de députées. Loin de là.

Plusieurs élues, toutes issues du Val de Marne, ont donc décidé de publier une lettre ouverte aux dirigeants du Parti socialiste et d’alerter l’opinion publique. Alors que le PS doit arbitrer dans les prochains jours sur les investitures des candidats socialistes, onze ans après le vote de la loi sur la parité, elles exigent qu’on laisse aux candidates toutes les chances de gagner. Interview avec Murielle Michon, adjointe socialiste au Maire de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), à l’origine de cette lettre ouverte.

Pourquoi avoir publié cette lettre ouverte aux instances dirigeantes du PS ?

Ce qui nous a fait réagir, c’est une infographie du Monde (parue le 19 octobre) répertoriant les circonscriptions acquises ou accessibles à la droite ou à la gauche et les arbitrages en matière d’investitures. On a constaté que dans le Val de Marne aucune des circonscriptions réservées aux femmes n’était « gagnable ». C’était flagrant. Même chose en Gironde. Malgré tous les discours sur la parité, pourquoi les choses n’évoluent-elles pas réellement ? La parité est de façade, dans les faits, elle n’existe pas. C’est pour cela qu’il faut le dire, le dénoncer et ne pas l’accepter. Pourquoi met-on nécessairement les femmes sur des circonscriptions considérées comme non gagnables ? A la base, la parité est une bonne idée. Mais si les hommes se réservent les meilleures circonscriptions, ça ne sert plus à rien.

 Qu’entendez-vous par « circonscriptions considérées comme non gagnables » ?

 Avant, au PS, la parité devait être appliquée au niveau national, maintenant c’est département par département. Résultat : des départements à gauche sont réservés aux hommes, ceux à droite sont attribués aux femmes. Dès lors, les dés sont pipés dès le départ. Même si en démocratie, toutes les terres sont gagnables par définition, il ne faut pas non plus instaurer un marché de dupes. Dans certaines circonscriptions à droite où les députés sortants en sont parfois à leur deuxième, troisième, voire quatrième mandat, la victoire s’annonce forcément difficile pour les femmes investies.

Vous avez lancé un « appel à témoins ». Dans quel but ?

On lance un appel pour que l’on nous remonte les situations dans chaque département, circonscription et que chaque élue, chaque femme, nous dise si sa fédération socialiste joue ou non le jeu de la parité réelle. On veut faire avancer les choses parce qu’il ne faut pas seulement des candidates, il faut aussi, à terme, des députées. Il faut faire en sorte qu’il y ait plus de jupes dans les fauteuils de l’Assemblée nationale !

Je ne suis pas une habituée des lettres ouvertes. Si je m’engage publiquement, c’est que je pense qu’il faut vraiment que cela se sache. Je ne suis d’ailleurs pas candidate aux législatives. Je suis au PS et je ne suis pas contre mon parti. Mais des fois, il est nécessaire de dire les choses. Au lieu de se prévaloir de la parité, il faut s’assurer qu’elle est appliquée dans les faits.

Comment lutter contre cette application perverse de la loi sur la parité ?

Les rouages actuels de la politique empêchent l’arrivée de nouveaux acteurs : que ce soit les jeunes, les femmes ou les personnes issues de la diversité. Historiquement, ce sont des hommes blancs qui sont au pouvoir. Une des pistes intéressantes donc est celle du non cumul des mandats. Etre élu plusieurs fois est certes un gage d’expérience et de compétences acquises. Par contre, cela ferme les portes à d’autres personnes et à un renouvellement de la classe politique.

Pensez-vous que la situation a évolué depuis 2007, date des dernières législatives ?

 De bonnes intentions en matière de parité sont énoncées depuis une dizaine d’années. Pourtant, je pense que la situation régresse. Il suffit d’observer les staffs qui entourent les responsables politiques : ils sont essentiellement composés d’hommes. C’est flagrant et presque caricatural. On est actuellement dans un climat global plus anxiogène où la question de l’égalité hommes-femmes passe au second plan et où le réflexe de base est plutôt de se dire : « c’est bon maintenant, on se met aux affaires entre hommes ».